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LouangeFM La radio que j´aime...
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Top Techno Podcast Yana Bolder
Chers auditeurs de LouangeFM, c’est Ludovic qui est avec vous en ce moment. Laissez-moi commencer par quelque chose d’inhabituel ce soir.
Je voudrais que vous pensiez à quelqu’un. Quelqu’un dans votre église. Dans votre famille spirituelle. Quelqu’un avec qui les choses ne sont pas tout à fait… comme elles devraient être. Une tension. Un malentendu. Un silence qui dure depuis trop longtemps. Une distance installée progressivement, sans qu’on sache vraiment comment.
Vous l’avez ? Vous voyez ce visage ?
Gardez-le en tête. Parce que cette réflexion vous concerne tous les deux.
Il y a quelque chose qui me brise le cœur profondément quand j’observe le corps de Christ aujourd’hui.
Des chrétiens qui ne se parlent plus. Des frères et sœurs qui se croisent le dimanche avec un sourire de façade et se détestent le reste de la semaine. Des églises divisées par des querelles d’ego, des rivalités de ministères, des jalousies déguisées en discernement spirituel.
Et pendant ce temps… le monde nous regarde.
Le monde — celui que nous sommes censés atteindre — observe l’Église. Et il tire ses conclusions. Non pas sur la base de nos sermons. Non pas sur la base de nos cultes puissants. Mais sur la base de ce qu’il voit dans nos relations.
Est-ce que ce que le monde voit lui donne envie de connaître notre Dieu ?
C’est la question qui devrait nous tenir éveillés.

Jésus, lors de Sa dernière nuit avec Ses disciples, dans les heures les plus solennelles de Son ministère terrestre, aurait pu choisir n’importe quoi comme message final.
Il a choisi ceci :
“Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.”
— Jean 13:34-35
Arrêtons-nous sur chaque mot.
Il dit commandement. Pas conseil. Pas recommandation. Pas idéal spirituel à atteindre un jour. Commandement. Avec la même autorité que les dix commandements du Sinaï.
Il dit nouveau. Pas parce que l’amour était absent avant. Mais parce qu’Il lui donne un nouveau standard, une nouvelle mesure — comme je vous ai aimés. C’est là que tout change.
Car comment Jésus nous a-t-il aimés ?
Inconditionnellement. Jusqu’au bout. Jusqu’à la croix. Jusqu’au dernier souffle.
C’est ça, le standard.
Voici où cela devient difficile.
Nous aimons facilement ceux qui nous aiment en retour. Nous aimons facilement ceux qui pensent comme nous, qui nous ressemblent, qui partagent nos convictions, notre culture, notre façon de voir les choses.
Mais Jésus ne parle pas de cet amour-là.
Il parle de l’amour qui continue quand l’autre a tort. L’amour qui résiste quand on est blessé. L’amour qui choisit la restauration plutôt que la rancœur. L’amour qui dit la vérité — mais toujours avec douceur, toujours en cherchant le bien de l’autre.
Paul décrit cet amour avec une précision chirurgicale dans 1 Corinthiens 13. Et ce qui me frappe à chaque lecture, c’est ceci :
“L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est pas envieux ; l’amour ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil… il ne tient pas compte du mal, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité.”
— 1 Corinthiens 13:4-6
Remarquez ce que Paul ne dit pas. Il ne dit pas que l’amour est un sentiment agréable. Il ne dit pas que l’amour signifie approuver tout ce que l’autre fait.
L’amour est une série de choix actifs. Quotidiens. Parfois douloureux.
Soyons honnêtes.
Aimer selon ce standard — le standard de la croix — c’est impossible dans la chair.
Notre nature humaine aime ceux qui nous valorisent. Elle fuit ceux qui nous blessent. Elle rend coup pour coup. Elle construit des murs de protection quand elle a souffert.
Et c’est là que le Saint-Esprit devient indispensable.
Car les fruits de l’Esprit décrits en Galates 5 commencent par un seul mot : l’amour. Ce n’est pas un hasard. L’amour est le premier fruit. La racine dont tout le reste découle.
Un croyant vraiment rempli du Saint-Esprit ne peut pas hair son frère. Ce n’est pas une question de volonté — c’est une question de nature transformée.
“Nous, nous aimons, parce qu’il nous a aimés le premier.”
— 1 Jean 4:19
La source de notre amour pour les autres n’est pas notre bonté naturelle. C’est le trop-plein de Son amour en nous qui déborde vers ceux qui nous entourent.
On ne peut donner que ce qu’on a reçu.
Il y a une dimension de l’amour fraternel que nous sous-estimons gravement.
L’amour entre croyants n’est pas seulement une belle valeur chrétienne. C’est une arme spirituelle redoutable.
Jean l’écrit avec une force bouleversante :
“Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.”
— 1 Jean 4:7-8
Quand une église marche dans l’amour véritable, les ténèbres reculent. Les portes fermées s’ouvrent. Les cœurs durs se ramollissent. Les incroyants sont attirés sans qu’on comprenne pourquoi.
Parce que là où l’amour de Dieu est manifesté — Dieu Lui-même est présent. Et Sa présence change tout.
L’unité dans l’amour n’est pas juste agréable. Elle est stratégique pour le Royaume.
Permettez-moi d’être pratique avec vous ce soir.
Aimer les uns les autres concrètement, aujourd’hui, dans votre vie réelle — cela ressemble à quoi ?
Cela ressemble à prendre le téléphone pour appeler ce frère avec qui les choses sont tendues — avant qu’il ne le fasse.
Cela ressemble à bénir en public celui dont vous avez médis en privé.
Cela ressemble à soutenir le ministère d’un autre même quand le vôtre est plus petit pour l’instant.
Cela ressemble à écouter vraiment — pas pour répondre, mais pour comprendre.
Cela ressemble à porter le fardeau de quelqu’un qui souffre, même quand vous portez déjà le vôtre.
Ce sont des actes simples. Mais dans le contexte de nos ego et de nos blessures — ce sont des actes profondément révolutionnaires.
Vous vous souvenez de la personne à qui j’ai demandé de penser au début ?
Ce visage est toujours là, dans votre cœur.
Ce soir — pas demain, pas la semaine prochaine — ce soir, faites un pas vers cette personne. Un seul pas. Dans la prière d’abord. Dans la grâce ensuite. Dans l’amour qui choisit de se lever malgré la blessure.
C’est là que votre vie chrétienne prend une autre dimension.
Père céleste, Père qui es aux cieux,
Tu es Amour. Pas seulement Tu aimes — Tu ES amour. Et ce soir, nous réalisons à quel point nous sommes loin de ce standard dans nos relations.
Pardonne-nous, Père. Pour les silences coupables. Pour les médisances voilées en sujets de prière. Pour les jalousies que nous n’avons jamais nommées. Pour les blessures que nous avons infligées et que nous n’avons jamais reconnues.
Ce soir, nous Te demandons de faire couler Ton amour comme un fleuve dans nos cœurs endurcis. Brise les murs que nous avons construits. Ramollis ce qui s’est durci. Restaure ce qui a été brisé.
Père, que nos églises deviennent des foyers d’amour authentique. Pas des clubs de gens qui se ressemblent. Mais de véritables familles — où le fort porte le faible, où le blessé est restauré, où l’étranger est accueilli.
Que le monde qui nous regarde voie quelque chose qu’il ne trouve nulle part ailleurs.
Que notre amour soit la preuve vivante que Tu existes — et que Tu changes les cœurs.
Au nom de Jésus-Christ, Celui qui nous a aimés jusqu’à la mort et jusqu’à la résurrection.
Amen.
Chers auditeurs de LouangeFM, Le monde n’a pas besoin d’une Église qui prêche mieux. Il a besoin d’une Église qui aime mieux.
Nos arguments théologiques ne convertiront personne si nos relations ne témoignent pas de la réalité de Dieu. Mais un seul acte d’amour authentique — inattendu, gratuit, impossible à expliquer humainement — peut ouvrir un cœur fermé depuis des années.
Soyez cet acte d’amour vivant. Aujourd’hui. Dans votre famille. Dans votre église. Dans votre quartier.
Car c’est à ceci que le monde reconnaîtra que vous êtes Ses disciples.
Que l’amour de Dieu coule à travers vous comme un fleuve qui ne tarit jamais — et que chaque vie que vous touchez soit marquée par Sa présence.
Written by: pradm
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